Décomposons les mots en mots

Libellule
Libère la lune
Libre l’ibère et la lutine
Livre vibre l’hiver berbère héla la flûte mutine
L’ivre vive bredouille et hiberne, Berth bergère vénale lutte muette et mâtine
L’avare ivresse vivace bretonne douce rouillée bernique breizh Bérangère vénéneuse et fatale loutre fluette et badine
L’avarice vitales vacances qui branlent et tonnent la douleur sereine souillée thermique brise dérangeante vénérienne en noeud flottant outre le luth champètre ébahi…

Voilà voilà…

Spleen sans idéal

La pluie grise les gouttes grises reflètent Paris. Les trottoirs et  les gens grisonnent en chœur la mélodie sans cœur, la chanson ne célèbre pas elle se plaint, gémit des notes ternes qui se noient dans le brouhaha des klaxons de voitures grises à la pollution grise qui s’insinue et rend les cancers gris tandis que l’atmosphère viciée donne des idées noires. Dans tout ce gris moi je m’aigris, maigris de ces aliments fades, d’où viennent-ils? D’une terre lasse, un terreau d’ennui, l’ennui, cette peste qui coule dans mes veines affaiblies par la fatigue de vivre, l’énergie combative usée à se grimer pour matcher le vide commun tant affligeant. Corps épuisé, grimoire poussiéreux d’où coule une magie noire qui rend les âmes sombres et malades. Je me lasse, cet état de fait roule sur un sable marbré de profonds sillons anthracite qui s’amplifient, où est donc passé le sable blond? Devant moi seule la grisaille s’épanouit, coincée dans une prison sombre aux solides barreaux gris je ferme les yeux et plonge dans le spleen qui me berce, mais vite le malaise de mes pensées me tord et j’ouvre les yeux, cherche la sortie… une fenêtre pour libérer l’esprit, mon regard s’égare dehors… de gros nuages gris, c’est le ciel de Paris.

 

 

Nouvelle phase?

En recherche d’un nouveau souffle, moins structuré, moins étouffant, revoilà peut-être Alice.

Il y aura du brut, du pas retouché, du premier jet quoi.

Du moche, du pas beau, de l’émotion en tout cas, pas comprimée, pas lissée, agencée, taillée, emprisonnée.

Du libre.

Après, elle verra

 

 

Retour?

Bonjour à toutes et à tous,

Alice a délaissé sa plume et elle s’en excuse platement, elle est comme ça Alice, elle s’offre intensément et puis s’en va.

La frivole réfléchit à se replonger dans l’écriture, possiblement de textes absurdes.

Laissez lui le temps de reprendre quelque imagination, enfin décomplexion de la raison, de la raideur, de la logique et tout et tout.

Elle espère vous proposer de nouvelles choses bientôt. En mieux? L’avenir le dira.

Merci pour vos lectures!

Poétesses aux oubliettes…

Alice est féministe, et elle n’est pas désolée pour celles et ceux qui se plaisent à dire que c’est un gros mot.

Elle se désole de trouver très souvent dans les sites de poésie un panel de poètes reconnus… entièrement masculin!

Mais où sont donc les femmes? N’avaient elles donc ni émotions ni esprit indispensables à la création poétique? Ou bien…

Sur cette réflexion ouverte (que je ne souhaite pas développer ici), je vous propose de découvrir un blog qui réhabilite les poétesses d’expression française du Moyen-âge au XXème siècle.

www.poetesses.fr

Nul doute qu’Alice y puisera des perles à partager avec vous.

Obsessionnelle répétition

 

J’aime ce qui se répète

J’aime ce qui se répète

J’aime ceux qui se répètent

J’aime pas Répéter

J’aime me répéter

J’aime me répéter

Répéter répéter

Je répète Répéter

Répéter J’aime

J’aime

J’aime

 

J’aime pas Répéter

Mais j’aime répéter

J’aime ceux qui se répètent

Je m’aime alors?

Répétons Répéter

Répéter

Répéter

 

Répéter répéter

Répéter…

 

Alice s’enivre de redondances

La Plénitude Bleue

 

Je revois cette immensité bleue, vibrante, douce et puissante, comme un mirage ; la mer et le ciel… ou était-ce le contraire ? Tanger.  Ou celle que je nomme La Plénitude Bleue.

Dans ta côte méditerranéenne je plonge car mon amour tu m’appelles ! Comme une vague délicieuse tu me submerges et me rends aveugle à toute autre couleur que l’azur et sourde à toute autre musique que le silence mêlé à la brise marine caressante… Mon ami, pardon, je ne t’écoute pas, mon esprit est si loin.

Une abeille passe. Progressivement absorbée par l’azure bienveillante, l’insecte se marie sans retenue avec ta beauté, et celle-ci m’envahit à mon tour. Voluptueusement je te laisse m’effleurer et m’embrasser, puis après m’être donnée sans limite à celle qui me rassure, j’arrange un lit de verdure et de roche pour m’endormir sereine dans ton aura bleue.

Je t’aime, oui je t’aime ! Pour ta générosité infinie et ton intégrité sans faille. Toi la reine généreuse et rarement capricieuse, régnant et nourrissant les hommes qui t’habitent. Et de ces soi-disant élus je ne suis jalouse et ne me sens frustrée car tu te donnes à eux et tu te donnes à moi, sans peine et jamais ne t’épuises ou ne te lasses. C’est cette émotion confiante que tu me procures qui me rappelle chaque jour ta profonde universalité.

Je suis triste, c’est moi qui suis partie. Là où je vis désormais la chaleur de béton m’envahit du manque et je m’évade un instant dans tes nuances absolues… me voilà calmée, car là-bas je t’ai aimée si fort que ton corps dans mes yeux à jamais s’est gravé. Bientôt. Oui je pressens que ce tenace mirage va être à nouveau réalité.

Mais je suis chagrine à te revoir mon amour, ton fantasme en soi me confortait. Je t’ai vécue, aimée, sentie, et je te crains désormais. Une partie de toi, mon ami, chante mes louanges et je prends peur. L’obsession de ce tourment m’affecte aujourd’hui et je ne veux de cela avec toi, ma mie.

Je ne sais si je te verrai avant peu, ma chère Tanger, s’il en est ainsi nous entonnerons alors ensemble notre ballade amoureuse ; je serais bien triste que tu aies à la fredonner seule. Et si le destin nous rend grâce, peut-être aussi chanterai-je l’ode à l’amitié…

Mais n’est-ce pas qu’un rêve éveillé, un leurre pour te revoir ma bien aimée? Puis-je me mentir et risquer de te haïr? Puis-je t’aimer entière, avec tout et tous ceux qui te composent ? Aimer comme toi d’un amour universel, irréfléchi, serein ?

Toi qui ne trembles devant rien, communique-moi ta force immense, ta beauté lumineuse et ta générosité infinie. Car tu es la mère qui ouvre ses bras hospitaliers et me murmure « Viens, pour toi il y a toujours une place. Et pour ton voisin, à sa voisine, ainsi que pour toutes celles et ceux qui se cherchent dans mon horizon »

Oui, ton amour ma chère Tanger apaise les âmes compliquées qui, à défaut de comprendre leurs semblables, sentent avec clarté ce que l’humanité dans ton berceau aurait de plus belle.

Nous rejoindrons nous un jour, toutes deux paisibles comme tes eaux et ton ciel ?

 

Alice a depuis revu sa belle