Mot

 

Transmettre un mot
Transmettre le mot
Il n’y a pas de « le »
Il n’y a pas de mot
Transmettre le sens
Dire.
Penser.

S’arracher un cheveu
Penser LE mot
Regarder le cheveu
Penser LE mot
Le même ?

Dans un miroir s’observer
Penser ?
Il n’y a pas de mots
Là.
Il y aura des mots
Non
Il n’y a pas de mots

Le temps
S’est
Arrêté

Sidération.

Pensées confuses
Il n’y a pas de mots
Il y a des …
Et des .. … ..
Il y a un regard
Il y a CE regard
Il n’y a pas besoin de mots.

Transmettre
Transmettre

Pas les mots

Transmettre
Transmettre

Mettre en

Il ne faut pas de mots
Il y a trop de mots
Il y a trop
Trop
Trop
Trop

Trop

Chut.

IL Y A TROP DE

IL Y A TROP DE
IL Y A TROP DE MOTS !
IL Y A TROP DE MOTS !!
IL Y A TROP DE MOTS !!!
IL
Y
A
TROP
DE
MOTS
!

Chut.

Je ne veux plus de mots
Plus de

Plus de

Plus

Regarde, je tremble…

Chhhhhut.

 

 

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Décomposons les mots en mots

Libellule
Libère la lune
Libre l’ibère et la lutine
Livre vibre l’hiver berbère héla la flûte mutine
L’ivre vive bredouille et hiberne, Berth bergère vénale lutte muette et mâtine
L’avare ivresse vivace bretonne douce rouillée bernique breizh Bérangère vénéneuse et fatale loutre fluette et badine
L’avarice vitales vacances qui branlent et tonnent la douleur sereine souillée thermique brise dérangeante vénérienne en noeud flottant outre le luth champètre ébahi…

Voilà voilà…

Spleen sans idéal

La pluie grise les gouttes grises reflètent Paris. Les trottoirs et  les gens grisonnent en chœur la mélodie sans cœur, la chanson ne célèbre pas elle se plaint, gémit des notes ternes qui se noient dans le brouhaha des klaxons de voitures grises à la pollution grise qui s’insinue et rend les cancers gris tandis que l’atmosphère viciée donne des idées noires. Dans tout ce gris moi je m’aigris, maigris de ces aliments fades, d’où viennent-ils? D’une terre lasse, un terreau d’ennui, l’ennui, cette peste qui coule dans mes veines affaiblies par la fatigue de vivre, l’énergie combative usée à se grimer pour matcher le vide commun tant affligeant. Corps épuisé, grimoire poussiéreux d’où coule une magie noire qui rend les âmes sombres et malades. Je me lasse, cet état de fait roule sur un sable marbré de profonds sillons anthracite qui s’amplifient, où est donc passé le sable blond? Devant moi seule la grisaille s’épanouit, coincée dans une prison sombre aux solides barreaux gris je ferme les yeux et plonge dans le spleen qui me berce, mais vite le malaise de mes pensées me tord et j’ouvre les yeux, cherche la sortie… une fenêtre pour libérer l’esprit, mon regard s’égare dehors… de gros nuages gris, c’est le ciel de Paris.

 

 

Nouvelle phase?

En recherche d’un nouveau souffle, moins structuré, moins étouffant, revoilà peut-être Alice.

Il y aura du brut, du pas retouché, du premier jet quoi.

Du moche, du pas beau, de l’émotion en tout cas, pas comprimée, pas lissée, agencée, taillée, emprisonnée.

Du libre.

Après, elle verra

 

 

Retour?

Bonjour à toutes et à tous,

Alice a délaissé sa plume et elle s’en excuse platement, elle est comme ça Alice, elle s’offre intensément et puis s’en va.

La frivole réfléchit à se replonger dans l’écriture, possiblement de textes absurdes.

Laissez lui le temps de reprendre quelque imagination, enfin décomplexion de la raison, de la raideur, de la logique et tout et tout.

Elle espère vous proposer de nouvelles choses bientôt. En mieux? L’avenir le dira.

Merci pour vos lectures!

Poétesses aux oubliettes…

Alice est féministe, et elle n’est pas désolée pour celles et ceux qui se plaisent à dire que c’est un gros mot.

Elle se désole de trouver très souvent dans les sites de poésie un panel de poètes reconnus… entièrement masculin!

Mais où sont donc les femmes? N’avaient elles donc ni émotions ni esprit indispensables à la création poétique? Ou bien…

Sur cette réflexion ouverte (que je ne souhaite pas développer ici), je vous propose de découvrir un blog qui réhabilite les poétesses d’expression française du Moyen-âge au XXème siècle.

www.poetesses.fr

Nul doute qu’Alice y puisera des perles à partager avec vous.

Obsessionnelle répétition

 

J’aime ce qui se répète

J’aime ce qui se répète

J’aime ceux qui se répètent

J’aime pas Répéter

J’aime me répéter

J’aime me répéter

Répéter répéter

Je répète Répéter

Répéter J’aime

J’aime

J’aime

 

J’aime pas Répéter

Mais j’aime répéter

J’aime ceux qui se répètent

Je m’aime alors?

Répétons Répéter

Répéter

Répéter

 

Répéter répéter

Répéter…

 

Alice s’enivre de redondances