2016 année de la baise

En exclu le prochain texte que je vais déclamer lundi soir prochain au Down Town Café, rue JP Timbaud Paris 11ème.

 

Cherche travail et cherche amants.

Avec un « s » amants. Oui, au pluriel.

En fait je cherche plus des amants que du travail…

Surtout, j’ai clairement plus envie de trouver des amants que du travail.

Mais tout s’accorde bien alors !

Eh bien non, parce que les amants on peut s’en passer, mais le travail il paraît que non.

Et chercher du travail me paraît plus compliqué que chercher des amants.

Pourquoi ne pas aller dans le sens des choses, si on trouve plus facilement des amants que du travail, rendons le travail optionnel et la baise obligatoire !

De plus, en tant que féministe je ne peux pas envisager de me marier avec un homme riche pour ne pas travailler et à côté chercher des amants.

Eh oui je suis féministe bordel, je ne vais quand même pas me faire entretenir par un bonhomme, même si j’avoue que parfois l’idée de ne pas être obligée de travailler rend tendres et douces toutes les autres solutions aussi dégradantes et barbares qu’elles soient.

Bref.

 

Donc cette année je cherche du travail et des amants.

2016, année de la baise, ça sonne bien, et ça tombe bien.

Par contre j’ai pas trouvé la rime avec travail.

Ah, ben si, 2016 année de la baise. Bon…ça m’aide pas à me donner du courage…

En tout cas l’argumentaire «2016, année de la baise» fonctionnera mieux pour trouver des amants que pour convaincre le pôle emploi que ce n’est pas une bonne année pour travailler.

Oui, même si je leur explique que j’en ai marre de me faire baiser, et que 2016 y est particulièrement propice.

Malheureusement ils sont très carthésiens au pôle emploi, ils ne croient pas beaucoup aux signes.

 

Alors, les amants.

Développons un peu hein, c’est comme pour le travail j’ai un minimum de critères.

Mmmmh, pas mal en fait. C’est ça d’être née princesse dans le bas peuple,

Ayant été super frustrée de ne pas avoir eu tout comme je le voulais, il a bien fallu que je le répercute sur quelqu’un, et là sur les hommes en l’occurrence.

Oh ça y est j’en entends déjà certains : « Encore une foutue féministe frutrée qui rejette toute la faute sur nous… » gna gna gna , pleure, chouine.

Je fais ce que je veux. Si demain j’ai envie de dire que les cyclones dans le monde c’est la faute aux papillons, ben je le dis.

Je signalerai d’ailleurs que ce n’est pas moi qui ai posé cette théorie, et qu’elle n’a pas choqué grand monde, alors si j’ai envie que ça soit votre faute, par exemple, que ne je trouve pas de travail, eh ben c’est votre faute.

Non mais, on peut plus s’exprimer dans ce pays !

En attendant, ceux qui voudraient commencer le débat sur le féminisme sont éliminés d’office.

Non, parce qu’on ne peut pas baiser et causer, enfin pas en même temps sinon on s’éparpille, et puis j’allais dire on ne parle pas la bou… euh non, je ne vais pas le dire en fait.

Donc pour ceux qui restent, mes critères :

Les fous de la gâchette, qui dégainent et tirent plus vite que leur ombre, revenez à vos bandes dessinées je n’ai pas de temps à perdre et j’ai un corps à respecter.

Et il a faim.

Qu’est ce que vous en penseriez, vous, si vous espériez vous enfiler un gros gâteau à la crème et que finalement on vous laisse seulement lécher le couteau ? Ben voilà.

Je refuse aussi les loups prédateurs, les ouvriers du sexe mécanique, les joueurs de pipo, et bien sûr les fans d’éjac faciale, non merci, je soigne ma peau autrement.

Qui reste-t-il me direz vous? Bonne question.

Sont acceptés :
1 Ceux que je choisis, faut pas déconner. C’est pas genre “He vas y, je rentre dans les critères là tu peux pas dire non.” Ben si.
2 L’amoureux du tactile, agile caresseur, pas que des zones érectiles, et sur celles-ci de la douceur, parce que bordel, c’est fragile !
Un masseur, ah oui j’ai bien besoin d’un bon gros massage. J’ai dit massage.
Donc si tu es kiné ou osthéo et que tu n’as pas de problème à être utilisé et objétisé tu peux te présenter.
3 J’accepte aussi, un acrobate pour me faire grimper au lustre, un infirmier pour jouer au docteur, un aventurier pour m’explorer et un explorateur pour s’aventurer, un poète pour monter au ciel, un peintre pour me tartiner, un cuistot pour me réchauffer, un pianiste, ah oui un pianiste !

J’accepte même les religieux, pourquoi pas un curé, mais expérimenté. Qu’il s’entraîne comme il veut, avec sa main, ses copains ou les enfants de choeur… ah non, pas les enfants de choeur !

Qui d’autre… un amoureux du bondage, pourquoi pas, mais qu’il s’entraîne lui aussi, que mon désir ne s’efface quand la corde entre mes fesses passe…

Mmmh… ça devient très visuel tout ça…

Bon bref vous l’aurez compris, assez ouverte mais pas écartelée, j’ai des limites que la dinde rôtie a perdu.
(Si vous n’avez pas compris venez me voir plus tard pour précisions)

 

Mmmh, j’ai un peu l’impression de m’être éloignée d’une partie de mon sujet initial…

Ouiiiiii, le travail, c’est ça.

Je me serais bien passée de me le rappeler.

Franchement, j’aurais bien voulu, moi, que 2016 rime avec travail,

mais… « C’est pas ma faute à moi ! »

 

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