Coeur Don Quichotte

Des humains qui se mangent,
Des monstres qui se changent,
Des pulsions inconscientes, l’angoisse, et à coté, les sourires des anges,
Le voyageur espoir et son envie de croire,
L’envie de ne plus servir de café ou corriger les fautes,
L’envie de ne plus faire le Don Quichotte.
Des cœurs humains qui battent bien trop fort,
Et des gorges serrées,
Des cœurs humains qui battent bien trop fort,
Et des ongles rongés,
Des cœurs qui battent bien trop fort et enfermés,
Enfermés dans une répétition,
Dans une envie, un rêve, une vision,
Dans une promesse, un souhait, une conversation,
Enfermés dans un mythe devenu littéraire,
Qui s’est mélangé avec l’air,
Enfermés dans la répétition de la même chose, la même cause, la même nuit,
La répétition du qui je suis.

Le voyageur s’est arrêt et a posé son cœur
Il le contemple tandis que l’autre
Expose sans vergogne au monde ses sentiments anxieux.
Devant ses yeux il voit les hommes
Leurs secrets, leur genèse, leur identité,
Il se sent las, il se sent seul
Avec son cœur à mille à l’heure
Qui vit la vie de tous,
De tous ceux qui s’étouffent
Dans la régularité, la cadence nuancée, le confort millimétré…
Le voyageur a peur,
Et il reprend son cœur,
On pourrait lui voler,
Lui veut bien partager, ses humeurs et pulsions
Mais ceux qui l’attendent tiennent des bâtons
Pour tuer
L’horloge
Détraquée…
Le voyageur repart alors,
Aussi seul avec son cœur,
Trop gros pour un seul homme,
Car seul lui sait
Ce que le coeur contient.

 

Poème en duo avec Khalid El Morabethi

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s