Dors, petite fille

Je me mets à genoux et je pleure
Je vois en moi la petite fille et je pleure
Elle se met à genoux et elle pleure
Sa voix a été entendue
Quelqu’un pour elle a parlé
A dit la naïveté, l’être et la cruauté
La petite fille pleure
Elle est soulagée.

Puis elle se laisse bercer par une mélodie silencieuse,
Par le vent qui se calme lentement.
Elle s’endort et se noie comme une poupée de chiffon.
Elle n’est plus rien.
Il est beau ce rien,
Ses yeux, comme sa bouche et ses oreilles, sont clos.

Dors petite fille, dors
Bientôt tu seras en paix,
Bientôt tu pourras rêver
De gros nuages cotonneux
Dans lesquels te lover
D’étoiles de feutre
Qui te couvriront les yeux
Qui couvriront le feu,
Les cris et ta peur.

Dors petite fille, dors,
Pleure et dors
Ton corps endolori
Et ton âme meurtrie
Attendent patiemment.

Poème écrit en duo avec le poète Khalid El Morabethi

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