Aylan

La mer s’est  calmée.

Tel un bateau de papier
Poussé par les vents libres,
L’enfant enfin paisible
S’est laissé porter.

Son dos ondoie, offert à la lune
Caressante de ses rayons nacrés
Et dans la lueur des eaux profondes
Baigne son visage poupin.

Les yeux grands ouverts
Il semble s’émerveiller
Des beautés du monde englouti
Qui parfois lui furent contées.

Il s’y disait que les poissons
Chantent des histoires où
La mer est accueillante et douce
A ceux qui savent l’écouter.

A la lueur de l’aube,
Bercé par les remous tranquilles,
L’enfant poursuit son voyage
Jusqu’à la rive naissante,

Et, roulé dans le sel et l’écume,
Les fesses en l’air et la tête penchée,
Il cherche pour l’éternité sa pierre de lune
Cachée dans le sable.

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