Poème de Marie-Louise Boudat

 

Je me lève. Je sors des millénaires nuits,
Du soleil plein la gorge et les bras lourds de fruits,
Et le goût mélangé des désirs sur ma bouche.
O femme, d’un seul jet sans cassure et farouche,
L’abîme de mes bras fermé sur mes amants!
Je me vois, magnifique en mes prolongements,
D’hier et de demain enveloppant l’espace!

 

Marie-Louise Boudat (1936)

 

Tiré du blog www.poetesses.fr, Alice vous avait dit qu’elle trouverait des perles sur ce blog, et elle va fouiner encore et encore.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s