Tragédie grecque en bonbonnière

L’hiver s’installe enfin sur le Royaume des Francs. Alice, depuis quelques jours, sent monter en elle l’envie irrépressible d’engloutir toute sucrerie passant à sa portée.

Fiévreuse, elle se lamente seule en son château.

 

” Oh Injustice, Oh Gourmandise ennemie,

N’ai-je donc tant lutté que pour voir en un jour mon corps si pur enfler?

Comme Ulysse face aux sirènes,

Je n’ai de choix que résister bravement,

Ou abdiquer faiblement

Et passer d’un honnête 38 à un (trop) généreux 42.

 

Vie sans paix, absurde, cruelle,

Absous moi je t’en supplie,

Eloigne ce baklawa auquel ma bouche désire succomber,

Ôte de mon esprit ces chimères immondes et tentatrices

Aspirant à se lover dans mes parties charnues.

 

Je vous hais,

Partez donc! Partez!

Je vous chasse à l’instant, et si vous vous y refuser

Alors je me coudrai la bouche, et les yeux,

Et ainsi mourrai, affamée, mais victorieuse!

Ô Dieu, porte moi secours…”

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