Découverte du Senryu, mini-poème satirique ou grivois japonais

Cette définition est tirée du site www.haikunet.org

 

Le genre senryû (…)  a été victime de la censure quelques décennies après sa naissance. Et il ne s’en est jamais vraiment remis… Pourquoi la censure ? C’est qu’il s’agit d’un poème satirique. Il s’intéresse donc surtout à la vie sociale ou aux gens en général. Il est percutant, moqueur et ne respecte rien ni personne. Sa règle première c’est l’humour. Pas d’humour, pas de senryû ! 

Plutôt qu’un poème au sens où on l’entend généralement, le senryû est en fait une occasion de lâcher un bon mot sur les travers de la société, d’asséner une rosserie bien tournée à tel ou tel des acteurs sociaux ou politiques les plus en vue, à tel groupe, bref, de provoquer… en dix-sept syllabes, toujours ! Mais à la différence du haïku, ces dix-sept syllabes ne doivent pas forcément être réparties en 5-7-5. Elles peuvent l’être librement :

La femme étant sagace
impossible de lui vendre les feuilles d’automne

Anonyme XVIII-e s. (trad. J. Cholley )

Le senryû ayant pour principale vocation de s’attaquer aux pouvoirs et aux idées dominantes, j’estime qu’il peut espérer un bel avenir hors du Japon, et peut-être en France plus que partout ailleurs.

Mais les thèmes du senryû sont aussi sexuels ou grivois. Poème de la gauloiserie, il devrait donc se sentir également plus qu’à l’aise dans l’Hexagone.

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