Captures de voyages

 

Amsterdam, dans la lueur nocturne des maisons bourgeoises,

S’enfonce ma tête pesante et vaporeuse.

 

Budapest, mes sens sens dessus dessous à Sziget, en ville

S’équilibrent et s’apaisent dans tes bains.

 

Galway, quand tes rues s’animent de chansonniers nomades,

Je ranime au pinceau ton âme celtique.

 

Buenos Aires, affalée dans un colectivo antique et cahotant,

Je divague, happée par le sommeil et l’alcool.

 

Londres, sept heures, les rives de la Tamise baignées de jour

Défilent sur la visière de mon casque de moto.

 

Mumbaï, fêtant dans un loft cossu la jeunesse et l’argent,

J’aperçois du balcon l’ombre d’un slum.

 

Sarajevo, l’impact toujours fumant des balles sur tes murs,

Ravive de funestes souvenirs jamais vécus.

 

Milan, sur le parvis de la cathédrale m’accoste un africain,

Fatigué. « Les italiens sont racistes » me dit-il.

 

Montréal, un sourire franc et une main tendue m’invitent

Au rythme grisant d’une salsa colombienne.

 

New York, sur les rives en friche de Brooklyn, le pique-nique

Se fait discret vu qu’on sirote un Chardonnay.

 

Barcelone, dans une insolite bâtisse du quartier historique,

Ma fièvre tenace rêve de cerbeza et tapas.

 

Tanger, les marocains se préparent au ramadan ; en terrasse

Le barbecue des espagnols sent le 7alouf.

 

Paris, mon dernier voyage où la survie sollicite chaque jour

Les ressources inconscientes de mon âme.

 

 

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