La fleur d’Opale, de William Robin

 

Défiguré d’angoisse, approchant le silence
A l’impasse des sens, il se cherche dans la glace
L’homme à l’ombre qui passe, au sourire en faïence
Immortel en sa science, seigneur de son espace

Perdu comme son espoir, il observe sa poitrine
Qui comme une sardine, fait des bonds dans le noir
Langoureux désespoir, de ses rêves en ruines
Fane la fleur d’opaline tissée dans son regard

Sa Babylone de verre, implose en particules
Qui par milliers l’acculent et déchirent sa chair
C’est la fin de son ère, l’instant du crépuscule
L’implosion de sa bulle, sur l’épine de l’enfer

Défiguré d’angoisse, atteignant le silence
Tout imbibé d’essence, quand les étoiles s’enlacent
Esclave du face à face, face au miroir en transe
L’homme dans sa suffisance, s’enflamme dans la nuit lasse.

 

de William Robin

trouvé là:

http://www.atramenta.net/lire/la-fleur-dopale/47453/1#oeuvre_page

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