Prière du poète, de Robert de Montesquiou

 

Mes bras sont entrouverts en forme de lyre
Où se vient reposer l’oiseau de paradis ;
Mon chant sait formuler ce que nul n’a su dire,
Je donne un nouveau sens à des mots déjà dits.

Je suis celui qui pleure et qui vibre pour ses frères ;
J’apprends à s’exalter dans l’honneur de souffrir ;
J’extrais de la beauté des fortunes contraires ,
Et des injustes biens j’enseigne à se guérir.

On espère à ma voix ! mes pleurs même consolent,
Car ils semblent si beaux qu’on veut aussi pleurer !
Et tous ceux qui, dans l’ombre, au hasard se désolent
Sentent un peu de moi sans bruit les effleurer !

Robert de Montesquiou

 

C’est lyrique, c’est beau

et c’est trouvé ici:

http://epigramme.fr/auteurs/m/robert-de-montesquiou/priere-du-poete-2.html

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